Transformation extrême

16 septembre 2009

Il se passera des choses étranges sur ce blogue au cours des prochains jours. N’y prêtez pas attention autrement que pour supputer que c’est son génie à elle qui est derrière tout ça.

Entretenir la flamme

16 septembre 2009

Ça y est. Vous n’en pouvez plus d’attendre que sorte en librairie « Les joies de la maternité (poil au nez) ». Je le sens, je le sais, je le scie, je le sue, je le sot.

Alors voilà, Élise et moi, on vous en montre quelques autres extraits, question de garder vivante la flamme de la douce attente dans vos coeurs de lecteurs.

Élise a mis une illustration sur sa page Facebook, ici.

De mon côté, je vous offre un conseil provenant du Docteur Fears, un spécialiste qui a obtenu son doctorat dans l’art de vous donner la trouille, quoi que vous fassiez:

Un ami qui lui veut du bien
par le Docteur Fears

Votre enfant a un ami imaginaire qu’il préfère à tous ses autres copains, à vous-même, à son chien Tigrou et même à la troisième voisine qui lui offre toujours des bonbons?

Il n’y a pas de quoi s’inquiéter outre mesure. En effet, selon des études récentes, le syndrome de l’ami invisible peut être très bénéfique pour votre enfant.

Au point de vue langagier, ce dernier deviendra un expert dans l’art d’entamer et de soutenir des conversations anodines à bâtons rompus, ce qui lui sera d’une utilité avérée dans les dîners d’affaires.

Au plan moteur, vous pouvez facilement tirer profit de l’ami imaginaire de votre bambin pour lui faire finir son assiette (« Oh, regarde, Coco a mangé tous ses brocolis, lui! ») ou pour l’inciter à s’habiller plus vite (« Coco t’attend dans la voiture et il pleure, vas-tu bien finir par le mettre, ce maudit pantalon? »).

Par contre, cet ami invisible risque de mettre votre autorité en péril lorsqu’il vous tirera la langue ou vous adressera, à votre insu, des gestes outrageusement obscènes. Vous réglerez le problème en allant perdre Coco lors d’une expédition familiale dans la jungle amazonienne; les photos représentant des anacondas au ventre bien plein finiront de convaincre fiston de la fin tragique de son meilleur ami.

Apprenez ensuite comment gérer le deuil de votre enfant grâce au fascicule du Dr. Fears:  » ‘Il l’a bien cherché’ : la mort accidentelle expliquée aux 5 ans et moins’ ».

Mère indigne dans le Enfants Québec

15 septembre 2009

Mamie indigne m’annonce que le numéro du Enfants Québec dans lequel se trouve ma première chronique à quatre mains (écrite avec la pétillante Catherine Goldschmidt) sera bientôt en kiosque! (Elle travaille dans une bibliothèque, elle a toutes les primeurs. Ça devrait être bientôt disponible, tout de même. Je vous ferai signe.)

Catherine et moi avons écrit notre premier texte sur la manière dont on s’imagine que nos enfants quitteront la maison. On s’est bien amusées à l’écrire, j’espère que vous aimerez le résultat.

(Ma mère dit que c’est très bon, mais c’est ma mère, n’est-ce pas.)

Autre temps, autres textes

5 septembre 2009

Je sens chez vous, chers lecteurs, comme un grave questionnement qui vous ronge l’intérieur. Si, si, je vous jure, et ça me perturbe à un point tel que ça doit bien faire trois semaines que je n’ai pas tondu la pelouse.

Alors voilà, puisqu’il le faut (et puisque que le gazon devient vraiment trop long pour le goût des voisins), je prends la peine de vous rassurer. Ce n’est pas parce que j’écris moins ici que j’ai arrêté d’écrire. Oh, que non!

Primo, j’écris des rapports super sulfureux au travail. Que voulez-vous, y faut c’qu’y faut.

Deuxièmement, j’ai écrit des nouvelles. Enfin, une nouvelle. Mais toute une! Un must pour ceux qui aiment le genre, euh, le genre de nouvelles comme dans « ouain, c’est un genre ». Vous allez adorer.

Troisièmement, vous vous souvenez qu’Élise m’a esclavagée comme ça ne devrait plus être permis de nos jours, et je viens de recevoir la magnifique maquette du livre auquel j’ai contribué, Les joies de la maternité (poil au nez), qui sera prêt à vous éblouir dès novembre prochain.

Quatrièmement, j’ai même donné dans la préface. Deux mères sympathiques et bien sous tous rapports (mais pas trop), Anik et Julie, m’ont demandé d’en écrire une pour leur livre, Imparfaite, et alors?, qui paraîtra cet automne. J’ai dit oui, et aujourd’hui, sur leur blogue, elles ont la gentillesse d’annoncer que « la préface est signée! ». Je dis « la gentillesse » parce qu’entre nous, le miracle, ce n’est pas qu’elle soit signée, mais bien écrite! Ça m’a pris exactement quatre mois et 28 minutes pour la pondre. Quatre mois à leur dire que c’était bientôt prêt, et 28 minutes pour l’écrire. On est comme ça, nous, les honorables gens de lettres, on laisse mariner nos Alpha-Bits longtemps sur le comptoir avant de faire quelque chose avec. Mais bon, elle sont contentes! Et leur livre va être génial! Je vous invite à aller visiter leur blogue pour en avoir un avant-goût.

Sur ce, je vous laisse. J’ai une liste d’épicerie à écrire, et vu l’état du frigo, ce n’est pas le moment d’avoir le syndrome de la page blanche!

P.S. Vous pouvez me remercier, je vous ai épargné le titre « Préface de puce », même si cela signifiait mettre une croix sur une charmante contrepèterie.

Petite vie

3 septembre 2009

Bébé, dehors – Maman! MAMAAAAAAAAN!

Mère indigne, qui lave inexplicablement la vaisselle – Ça va pas, chérie?

Bébé, en larmes – La fourmi, elle est mourie! Maman, c’est trop triste, la fourmi est mourie, elle est morte, elle est morte!

Mère indigne, lavant – Ah, oui, c’est triste, hein.

Bébé – Elle est morte. La fourmi est morte. MORTE. (Sanglot, sanglot.) MORTE POUR TOUJOUUUURS! Viens voir.

Mère indigne, contemplant une fourmi vraiment toute aplatie – Ah, oui. Morte pour toujours, j’en ai peur.

Bébé, la tête renversée vers le ciel – Rhââââ… (Sanglot.)

Mère indigne – On dirait que quelqu’un l’a écrasée.

Bébé, d’un ton soudainement plus sobre – Oui, c’est moi. Regarde, je mets mon doigt dessus pis ça colle. HAHAHA!

Mère indigne – On n’est pas grand chose.

Un autre avant-goût

20 août 2009

Extrait des « Joies de la maternité (poil au nez) », qui sera publié aux 400 coups en novembre.

Je ne sais pas combien de temps Élise a passé à rassembler des images anciennes pour ce projet, mais en tout cas, elles étaient inspirantes…

En primeur: La couverture!

22 juillet 2009

Concours de clown (et c’est pas une blague)

19 juillet 2009

J’ai une relation quelque peu ambivalente avec les clowns.

Vous savez, quand il y en a plusieurs et qu’ils se jouent des tours pendables? J’aime pas trop. C’est la même chose avec les insolences d’une caméra, d’ailleurs. Quand quelqu’un se fait prendre au piège et a l’air stupide, au lieu de me faire rigoler, ça me fait de la peine et ça me donne envie d’organiser des grands dîners de cons avec juste des cons pour invités (dont moi-même).

J’ai un trop plein d’empathie, je crois. Trop d’expérience dans l’ »avoir l’air stupide ».

Et puis, les clowns, ça fait un peu peur. Comme dans « It », de Stephen King, par exemple. Ou comme dans Chucky – je sais, ce n’est pas un clown, Chucky, mais ça aurait pu! Ou alors, comme dans les clowns de centre commerciaux. Vous ne trouvez pas ça épeurant, vous, les clowns dans les centres commerciaux? Bébé non plus (voir Fig. 1). C’est bien ça qui me fait peur.

Fig. 1 Les clowns en plastique sont des êtres abjects qui veulent nous voler nos femmes et nos jobs


Mais bon, puisqu’il appert que Bébé se mariera certainement un jour avec un clown (ou pire, avec un Télétubbie déguisé en clown – voir Fig. 2), il serait peut-être temps que je fasse preuve d’un peu de bonne foi.

Fig. 2 Les clowns sont partout


Caroline Fontaine, une copine Facebook, m’a offert des billets pour le Festival du clown, qui tient sa première édition au Récré-O-Parc de Ville Sainte-Catherine le samedi 8 août prochain. Je ne pourrai pas y assister, puisque vais moi-même faire le clown ailleurs (je donne une conférence dans ma ville natale, St-Roch de l’Achigan, à 10h au Café Gourmand). À défaut de pouvoir aller moi-même me réconcilier avec les clowns, ma bonne foi se traduira par une offre spéciale: s’il y en a parmi vous, vénérés lecteurs, qui voulez profiter de cette journée avec votre famille, Caroline me donne des laissez-passer pour deux familles. Les deux premières personnes à les revendiquer dans les commentaires se les verront remettre.

C’est parti!

Un petit morceau de futur

17 juillet 2009
Quel beau titre poétique, n’est-ce pas? En fait, c’est pour vous présenter une page de notre futur livre plein de niaiseries, à Élise et moi. La semaine prochaine, on vous montre la couverture (avec un titre de billet encore plus envoûtant).
Pour une version plus grande de l’image, cliquez ICI.

Des abeilles et des fleurs, uncensored

5 juillet 2009

J’ai découvert quelque chose de vraiment trop chouette, hier. Certes, il est un peu stressant et compliqué de répondre à la question « Comment on fait des bébés? » quand nos enfants ont trois ou quatre ans et qu’ils ignorent tout de l’usage extra-urinaire de certains appendices corporels. Mais il peut-être très, très rigolo de demander à nos enfants de neuf ou dix ans comment on fait les bébés. 

Précisément parce qu’ils le savent.
Et personnellement, j’aime bien me livrer à ce genre de discussion dans la voiture. Tout le monde est captif, pas moyen d’échapper à la tortur- à la fiesta!
Fille Aînée (souvenons-nous, lorsqu’elle fera très pitié plus tard dans l’histoire, que c’est tout de même elle qui a commencé) – Heille, Maman, dans un livre que j’ai lu à l’école, on dit que pour faire un bébé, ça prend un papa et une maman qui s’aiment.
Mère indigne – Ben voyons. On ne peut pas être un papa ou une maman avant de faire un bébé.
Père indigne – Et de toute manière, dans ce genre d’histoire, y’a juste l’homme qui sème.
Fille Aînée – (Demande des précisions sur le jeu de mots.)
Mère indigne – (Donne des précisions sur le jeu de mots.)
Fille Aînée – Oui, ben c’est ce que je me disais. Même quand on n’est pas déjà papa ou maman, on peut quand même faire des bébés. Sinon la race humaine s’éteindrait. N’aurait jamais existé.
Mère indigne – Voilà. C’est logique. J’en profite d’ailleurs pour souligner que c’est très important, la logique, dans la vie. Moi, ça me guide, la logique. Ça dit qu’il faut écouter ses parents, ne pas prendre de drogue, etchétéra. Très important.
Fille Aînée – Je sais.
Là aurait pu se terminer cette incursion dans les territoires délicats de la conception, mais avec l’honnêteté et le souci de réalisme qui me caractérise, je crus tout de même bon de pousser l’ananas et de moudre le café un tantinet plus loin.
Mère indigne – Euh, tu sais, chérie, techniquement, deux personnes n’ont pas vraiment besoin de s’aimer pour faire des enfants.
Fille Aînée – Je sais! Dans le temps des mariages arrangés, le mari et la femme, ils ne s’aimaient pas et ils faisaient quand même des enfants!
Mère indigne – Oui. Non. Mais, j’veux dire, même aujourd’hui, quand on ne s’aime pas et qu’on ne vit pas ensemble, on peut quand même faire un enfant. Ce n’est pas du tout une question d’état mental, d’amour, de volonté, ou d’une quelconque invention du genre. C’est vraiment juste une question physique de spermatozoïde qui fonce sur un ovule.
Fille Aînée, un peu rouge – Oui-oui, je sais.
Mère indigne – (Imite le bruit d’une F430 Scuderia Spider 16M qui fonce vers un mur.)
Fille Aînée, un peu plus rouge – Je sais, je sais.
Mère indigne, à Père indigne – Est-ce que je salis tout, là?
Père indigne – Mais non, chérie.
Bébé, cherchant à intervenir dans le débat – Pourquoi, pourquoi, pourquoi le monsieur il a mis de la sauce sur la tête de la dame?
Père indigne – Euh, Bébé, tu es hors-sujet.
Mère indigne – Peut-être pas.
Père indigne – Tu salis tout.
Là aurait pu se terminer cette incursion dans les territoires ingrats de la fécondation,  mais avec le luciférisme et la malfaisance qui me caractérise, je crus tout de même bon de pousser l’ananas et de moudre le café un tantinet trop loin.
Mère indigne – Euh, dis donc, ma grande… Tu sais comment on fait les bébés?
Fille Aînée, dont les joues se colorent d’une délicate teinte fushia foncé borderline écarlate pourpré - Oui. Mais j’ai pas vraiment le goût d’en parler.
Mère indigne, sourire carnassier aux lèvres - Comment ça, t’as pas envie de parler de PÉNIIIIISSS et de VADJAÏNAZ???
Fille Aînée – Argh. Maman.
Bébé – Rhi, hi, hi! Ho, ho! Un péniiisss? C’est quoi un péniiisss? Hé, hé, hé!
Mère indigne, le diable au corps - Ah, ah, ah! (Lève l’index d’une main.) Bon, ça, c’est un PÉNIS. (Fait un rond avec le pouce et l’index de l’autre main.) Et çaaaaaa, c’est un V-
Fille Aînée – Papa, dis-lui qu’elle arrête.
Bébé - Ho, ho! Chien Premier est un GARÇON, il a un ZIZI-PÉNIISSSSSSLALALALAMAMAAAN!
Père indigne – Je ne peux pas t’aider, chérie, je conduis.
Bébé – Péniiisss!!!
Mère indigne – Vadjaïna!!!
Fille Aînée – Papa, aide-moi à contenir ma honte.
Père indigne – Je ne peux pas, chérie, je conduis.
Bébé et Mère indigne, jusqu’à la fin des temps – Ah, ah, ah, ah, ah!
Hiiiiiii. 
Ouais.
Parler des choses importantes de la vie pendant les voyages en voiture, c’est vraiment trop chouette.

Auteur des Chroniques d'une Mère indigne: Caroline Allard. Tous droits réservés