L’amour à trois, ou les alexandrins de la frustration
(Ces quelques lignes de poésie pleines de tendresse sont dédiées à Chroniques Blondes, qui nous rappelait vendredi dernier que «nos chères têtes blondes sont bel et bien notre meilleur moyen de contraception».)
***
***
Dans la maison Indigne, au lit sont les petites
Et Père indigne, l’œil vif, y va de son invite
PÈRE INDIGNE
Les filles sont couchées, sans gastro ni bronchite
Profitons du sommeil qui enfin les habite
Si tu l’oses, de l’amour, accomplissons le rite
Ma baguette magique, c’est de la dynamite
(Mais leurs premiers ébats, leur future inconduite
Sont interrompus par un virulent pruït! pruït!)
MÈRE INDIGNE
Qu’est-ce donc que ce bruit, interruption fortuite
Qui distrait mon esprit de ton bloc de granite?
PÈRE INDIGNE
Heu, parlant de baguette, c’est Bébé qui agite
Celle que tu as achetée dans un Dolloramite
MÈRE INDIGNE
Que fait-elle dans son lit, cette baguette maudite?
PÈRE INDIGNE
C’est moi qui l’y ai mise, c’est sa favorite
Mais rétrospectivement, je me traite de twit!
MÈRE INDIGNE
Ouain, si ça continue tes carottes sont cuites
Ce bruit (pruït!) mettra ma libido en faillite
PÈRE INDIGNE
Attendons dans le noir, peut-être bien que (pruït!)
Bébé s’endormira, et nous pourrons ensuite
(Pruït!) Jouer à explorer grotte et stalagmite
Les parents tendent l’oreille vers les bruits parasites
Et après quinze minutes ponctuées de pruït!
Le dodo semble enfin imposer ses limites…
PÈRE INDIGNE
Plus de pruït!, ma chérie, ne soit pas déconfite!
Bébé dort! À l’attaque! Enlève-moi cette (pruït!)
(Pruït! pruït! pruït! « Fèreuh Zak! » Pruït! « Matineuh! » Pruït, pruït!)
MÈRE INDIGNE
Range la tienne, de baguette, parce que tous ces « pruïts! »
M’ont jusqu’à enlevé le goût d’une petite vite
PÈRE INDIGNE
Je comprends, ma chérie. Que ce destin m’irrite!
J’aurai toute la nuit une crampe à la frite.
21 janvier 2008 at 11:16
Wow! J’ai failli réveiller les enfants à force de rire! Bravo!
(Et bonne chance pour la frite…)
21 janvier 2008 at 11:26
En l’absence de réussite
Que de sa main il l’agite
Ainsi, la congestion il évite
Et il n’aura qu’une tendinite
21 janvier 2008 at 11:56
Que de verge, heu je veux dire que de verve.
Que de talent !
Clap clap clap !!!
22 janvier 2008 at 1:41
Je suis époustouflé, parmi ces rimes en « ite »
Vous avez réussi à ne jamais dire « bite » !
22 janvier 2008 at 4:23
Oui, on s’y attendait, à « bite », et pourtant c’est jamais venu ! Bravo !
(Mes collègues pensent que je suis folle, à déclamer des alexandrins coquins en me bidonnant devant mon ordinateur.)
22 janvier 2008 at 4:58
J’adore! Bis, bis !
22 janvier 2008 at 6:21
*morte de rire*
Mazette ! Ca c’est du beau texte ! Par contre ça ne donne guère envie d’avoir des enfants… Déjà que sans enfants c’est parfois la croix et la bannière… X_x
En tout cas félicitation pour cette tirade !
22 janvier 2008 at 6:31
Digne d’un reccueil de poésie. Bravo.
22 janvier 2008 at 8:42
voilà je rigole toute seule!
note à moi même: ne pas prendre une gorgée de café devant son ordi…
22 janvier 2008 at 8:52
Merci tout le monde, ça me fait plaisir de savoir que ça vous a fait rigoler! (sur le coup on trouvait ça moins drôle…
)
Et à tous ceux qui croyaient que j’utiliserais le mot « b*te », vous êtes tombés dans mon piège!
22 janvier 2008 at 8:55
TU es FOLLE
Je suis morte de frite.
22 janvier 2008 at 10:03
Jean de la Fontaine peut aller se rhabiller
Mère Indigne est en pruit !
22 janvier 2008 at 10:39
Bite! Bite! Bite!
C’est de l’allemand
pour dire petite vite
et comme chacun sait
que la Belgique se targue d’une
teutone frontière du côté de la Meuse.
Caroline, mon indigne
si je suis ta muse
tu es mon pouding
et jamais nos cerveaux ne s’usent.
Bon, ça va faire les alexandrins! Go ma poule, go!
ta blonde chronique qui ne sait pas s’enregistrer un compte google. Muse et tarte.
22 janvier 2008 at 10:59
@chroniqueuse (si je comprends bien)
Je me demande si ce n’est pas un peu ce qu’on demande à une tarte: d’être une muse ; ou l’inverse.
C’est le propre de l’artiste de pénétrer l’essence de la muse et de faire germer en elle ce qui fait sens et d’ailleurs sans le cuisinier pour mettre habilement sa fraise un peu partout la tarte reste un peu sèche.
Moi j’dis ça j’dis rien.
22 janvier 2008 at 11:00
Blondie: Qu’on se le dise: avec toi comme Muse, jamais pouding n’aura été si bien servi.
22 janvier 2008 at 11:23
En effet, il y a des bruits qui freinent toute envie!! Juste un bon « MAMAN » crié bien fort stop bien des ébats!!
22 janvier 2008 at 11:53
Très chère Mère indigne,
Merci, merci, merci, pour cette première rigolade de la journée!
Marie-Hélène
22 janvier 2008 at 12:25
Ça, c’est de l’art…..tout simplement.
22 janvier 2008 at 12:58
J’ai / un / a / mour
qui / ne / veut / pas
mouuuuuuuuuuuuuuuurirrr
22 janvier 2008 at 2:58
toujours un rél plaisir que de te lire… humour et talent..!
22 janvier 2008 at 4:45
À indigne, indigne et demi,
Pour que libido, point ne se meurt,
Il suffit, je vous le dis,
De fermer le moniteur!
22 janvier 2008 at 8:57
Excellent!!!
22 janvier 2008 at 10:28
Dommage que « Libido » ne soit pas l’une des nombreuses formules magiques inventée par J.K. Rowlings… Dans le cas qui nous occupe ici, ça aurait pu plonger instantanément les jeunes enfants dans un sommeil profond, pruït!
23 janvier 2008 at 12:45
Je suis morte de rite ! hihihi !
ENcore une fois, merci, je vais m’endormir le sourire aux lèvres cette nuit
23 janvier 2008 at 5:51
Faut absolument mettre le feu à cette baguette !
23 janvier 2008 at 3:45
j’attend avec impatience les vers en « ette »!! encore bravo Mère Indigne!
23 janvier 2008 at 4:22
C’est drôle en câlibitte!
23 janvier 2008 at 5:55
Moi qui pensais que ce n’étais que fabulation.. et non… c’est arrivé… dire à père indigne que mettre un jouet avec 1 enfant pour le dodo = mauvais idées!!
Trop drole… je me marre!
XxX
23 janvier 2008 at 6:07
Que c’est drôle!
Encore! Encore!
23 janvier 2008 at 8:27
jadore… jamais je naurait cru la poesie sur divertissente!!!
a quand le 2 eme! un rapel!!!
24 janvier 2008 at 11:43
trop drôle mere indigne
C’est tellement vrai en plus!!!!Tu es une femme pleine de talent et je suis certaine que tu es une mère merveilleuse
Elyse
24 janvier 2008 at 2:31
J’me peux plus… Oumph.
24 janvier 2008 at 3:22
Alors là je suis écroulée, c’est tellement bon que je vais m’en refaire une petite lecture tous les matins de la semaine à venir, ça va me mettre de bonne humeur pour la journée !!! Merci merci merci mère indigne !
24 janvier 2008 at 5:40
Ça valait la peine d’attendre jeudi, fin de rush, pour lire ça! J’ai la frite, tiens!
24 janvier 2008 at 9:10
Ce petit épitre a fort sollicité mes zygomatiques !
24 janvier 2008 at 11:08
Le commentaire de Samia résume bien le tout:
La bite n’est jamais venue!
Personne n’est déçu, bien au contraire
Si ce n’est d’Indigne, le père.
25 janvier 2008 at 2:40
Pouahahaha!!
Pliez en deux, j’ai une crampe!!!
Merci!!!!
25 janvier 2008 at 12:57
Mouahahahaha ;o)
25 janvier 2008 at 11:25
Hilarant et pour une fois la poésie me touche complètement, je me sens totalement comprise. Ah les enfants
26 janvier 2008 at 9:15
C’est votre meilleur billet! Mais je dis ça à chacun et vous arrivez toujours à vous surpasser. Il y en aura d’autres car la vie de famille est un thème inépuisable. Hilarant!
27 janvier 2008 at 7:49
Très périlleux exercice, pourtant bien maîtrisé. Je me suis bien marré et ça sent vraiment le vécu.
Les câlins deviennent un sport à haut risque quand des gamins rôdent.
Chapeau aussi à la Marsouine qui fini admirablement l’article.
27 janvier 2008 at 11:29
Une crampe à la frite!!!
C’est à gorge déployée que je m’esclaffe. Fortiche!
3 mars 2008 at 7:18
hahahahahahahahahahhahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaaaaa!!!!!
2 juillet 2008 at 4:44
Oh ! Il est bizarre ton sex-toy ?!?! Il clignote peut-être quand tu touche le point G…
Serait-il la panacée à la braguette magique ?