Suivez la flèche

4 septembre 2008

C’est PAR ICI pour les Chroniques d’une Mère indigne, sauce King Kong.

Rechutes

22 décembre 2007

C’est ça qui se passe quand Noël revient.

Le magasinage des Fêtes, les bordées de neiges à pelleter avec un bébé entre les pattes, les 24h sur 24 de parentitude, ça réveille certains instincts maternels. Des instincts parfois… pas gentils, avouons-le.

Quelques nouveaux textes sont donc apparus en catimini sur le Off Indigne. Parce qu’ici, hein, je l’ai dit, c’est terminé! F-i, fi, n-i, ni, fini! Pas de triche! Hum.

***

Par ailleurs, si ça vous dit et que vous avez quelques instants de libres dans cette frénésie de fin d’année, je vous invite à aller voter (et si vous avez la gentillesse de voter pour moi, vous inscrivez “Les Chroniques d’une mère indigne” à la case “Votre réponse à la question”); en effet, les Chroniques ont été mises en nomination pour le Grand Prix Littéraire Archambault. Si je gagne, mon Dieu, je pense que je vais me mettre au tome II.

Note: Le chantage affectif est une chose merveilleuse… ;-)

Entre-deux

27 avril 2007

En ce vendredi pédagogique où Fille Aînée a réussi, dans un moment fort d’une sortie au Jungle Adventure, à s’extraire une dent avec son propre genou, je me disais qu’il fallait que je vous laisse un petit mot pour vous remercier: le livre est sold-out et déjà en réimpression! Génial, non? Petit hic: je ne prévois pas devenir riche avec ces ventes, puisque Chroniques Blondes a déjà décidé que je payais le champagne pour tout le monde.

Et aussi, je voulais dire à tous ceux qui prennent le temps de m’envoyer un courriel de remerciement ou d’encouragement que ça me fait énormément plaisir d’avoir de vos nouvelles, même si je ne peux pas souvent vous répondre. (Oui, ma thèse avance!)

P.S. Pour ceux que ça peut intéresser, je serai au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue les 24 et 25 mai prochains.

Un dernier petit mot…

29 mars 2007

…pour vous dire que les archives resteront en ligne ad vitam aeternam, minimum.

Cependant, il ne sera plus possible de laisser de commentaires sur les anciens billets à partir de lundi prochain, le spam ayant tendance à s’infiltrer dans les archives — et je ne veux pas ternir vos magnifiques contributions! ;) Par contre, mon adresse courriel reste la même (mereindigne@hotmail.com).

Bon, allez, soyez sages! Moi, je me remets au boulot…

La cigale et la fourmi

27 mars 2007

C’est l’histoire d’une fille avec une cigale et une fourmi intérieure. La cigale adore s’amuser, et la fourmi a du travail à faire. Pour mettre un peu de chair autour du récit, disons que la cigale aime bien raconter des histoires farfelues, alors que la fourmi doit produire une thèse. Genre.

La cigale s’est bien amusée pendant toute une année. Plus que ça, en fait. Il lui est arrivé des trucs vraiment géniaux: elle a rencontré des gens extra, s’est fait des super copains, elle a publié un bouquin… Elle a même passablement nargué la fourmi dont le travail de longue haleine paraissait bien triste en comparaison.

La cigale est probablement nécessaire à l’équilibre psychologique de notre héroïne, mais elle a aussi son côté noir: elle a tendance à prendre naturellement toute la place disponible si on ne fait pas preuve d’autorité et de discipline. Et là, laissez-moi vous l’avouer toute honte bue, la fille dans la tête de laquelle la cigale et la fourmi se font compétition n’a absolument aucun sens de l’autodiscipline. Elle a bien essayé, mais ça ne marchait jamais.

La fourmi voyait bien tout ça, mais elle restait impassible. En réalité, elle attendait son heure.

Et ces dernières semaines, mine de rien, elle a fait passer le message:

“Chère Madame,

Je m’en veux un peu de venir vous gâcher votre plaisir, mais je me vois dans l’obligation de me rappeler à votre bon souvenir, et de vous rappeler à l’ordre par la même occasion.

La cigale vous hypnotise, on dirait, et malgré tous vos efforts — dont je suis consciente, n’en doutez point –, vous n’arrivez pas à vous concentrer lorsque vient le temps de me superviser. Vous êtes pleine de bonnes intentions, mais vous me négligez. Les autres, à la fourmilière, ils me trouvent encore fonctionnelle, mais pour combien de temps? En plus, le problème, c’est que je ne veux pas seulement être “fonctionnelle”. Je sais que je peux faire mieux que ça, et il est temps que ça paraisse.

Et puis, je vous le dis confidentiellement: la cigale a besoin de se reposer en ce moment. Elle est un peu blême, ces temps-ci. Même moi, je m’inquiète pour elle, c’est tout dire! Non, vraiment, le moment est idéal pour me permettre de reprendre le devant de la scène. Vous allez avoir de la peine, mais c’est vraiment pour votre bien.

En vous confirmant tout le souci que j’ai de votre avenir professionnel, chère Madame, je vous offre mes plus sincères salutations,

Signé: Votre fourmi intérieure

P.S. Je viens de parler à la cigale. Elle m’a dit qu’elle était d’accord, et aussi pour qu’on reste amies, puis elle a filé au lit.”

Que répliquer devant tant de sagesse?

Mes chers amis, il faut que je vous quitte. Ce n’est pas un “à la manière de” Geneviève — qui s’éclipse aussi pour des raisons différentes –, ce n’est pas la publication… C’est ma quatrième année de thèse, et il faut que ça avance mieux que ça. J’ai essayé de jongler avec mon écriture et ma thèse, mais la dernière en souffre, ça n’est pas raisonnable, et ça me rend malheureuse. J’ai dû réaliser que je ne suis pas d’abord Mère indigne et prendre cette difficile mais nécessaire décision. (Difficile, comme dans angoisse, palpitations, hyperventilation, et Père indigne qui me dit “tu peux me réveiller cette nuit si ça ne va pas” — ce genre-là, de difficile. Mais y faut.)

On se verra aux différents Salons du livre — 30 mars à Trois-Rivières, 14 avril à Québec, 24 au 26 mai en Abitibi), je vous donnerai des nouvelles de tout ça sous la couverture –, mais pour ce qui est de Mère indigne sous forme de blogue, elle doit vous dire adieu. Ou peut-être au revoir, sait-on jamais? Chose certaine, pour les prochains mois, il faut que ma cigale se thèse.

Merci de m’avoir accompagnée jusqu’ici, je vous ai déjà dit tout ce que ça représentait pour moi. Vous allez affreusement me manquer. Vous avez toute mon amitié,

Caroline

Les vraies affaires

25 mars 2007

“Bon, écoute, ça fait quand même un bout de temps qu’on se côtoie et il y a quelque chose qu’il faut absolument que je te dise. Ton SPM te rend vraiment insupportable.

Ne le prends pas comme ça… Je le sais, moi-même ça me frustre terriblement de me faire dire une chose pareille par un homme. Quand Père indigne ne fait qu’élaborer l’ébauche d’une suggestion à l’effet que je serais peut-être dans ma période du mois, je… je… Je perds les pédales, voilà. D’ailleurs, je pense qu’il ne me l’a ramené sous le nez qu’une seule fois en dix ans; ma réaction lui a coupé l’envie à jamais. Et aussi, je ne peux pas supporter quand il dit que je suis sur les nerfs parce que j’ai faim. Il prend sa voix toute pleine d’authentique sollicitude, gna gna gna, et là, il me dit: “Chérie, tu sembles un peu impatiente. Tu n’aurais pas faim, par hasard?”, et il a toujours raison! Une histoire de taux de sucre ou que sais-je. M’énnnnnerve!

Mais là, on vient juste de luncher. Et je ne peux pas croire qu’entre femmes, on ne peut pas se le dire franchement: dans ton cas, c’est clair que ce sont les hormones pré-M qui dérapent.

Sérieusement, tu ris une minute, tu pleures l’autre. Tu grimpes aux rideaux à la moindre provocation. Et sangloter, comme ça, parce que tu as échappé un objet quelconque par terre! Limite, tu vas commencer à te rouler sur le parquet, et là, au final, ça t’embêterait pas mal, parce qu’il y a plein de miettes de tartine dessus, miettes que tu as toi-même envoyées valser par terre dans un geste de colère.

C’est pas très cool, finalement.

Et puis, ça me rend triste de te voir comme ça. Tu te fais du mal à toi-même, et en plus, c’est super mauvais pour notre réputation, à nous, les femmes. On a comme une responsabilité de s’harnacher l’hormone, là, pour les générations futures. Faut réfléchir à ça, aussi.

D’autant que ce n’est pas comme si c’était une cause perdue. Moi, le SPM, je gère. Gin tonic, vodka orange, 5 à 7 avec les gars en philo, y’a vraiment moyen de passer par-dessus la dictature corporelle. Alors j’apprécierais que tu fasses un petit effort.

Surtout que, si mes calculs sont exacts, tu en as encore pour 11-12 ans avant d’avoir tes premières règles, et je ne sais même pas si je pourrai endurer ce genre d’humeur exécrable pendant encore trois minutes.

Bon, Madame s’obstine. Madame me crache dessus, essuie son nez sur mon beau col roulé noir et en plus, Madame m’arrache les cheveux sous prétexte qu’elle n’a pas réussi à m’énucléer. Ben j’ai une petite nouvelle pour toi, chérie: SPM ou pas, là, c’est le biberon et au lit. C’est assez. Maman en a assez.”

“Nôn, pas dodo dans li-li! A biki! A bikiiiiiiiiii!”

“Tu… tu veux un biscuit? … Écoute, ça fait quand même longtemps qu’on se connaît et là, il y a quelque chose qu’il faut absolument que je te dise. Tu manges totalement tes émotions.”

Trifluviens, Trifluviennes

24 mars 2007

Je serai au Salon du livre de Trois-Rivières vendredi prochain, le 30 mars, entre midi et 18h, au kiosque des éditions du Septentrion.
Au plaisir de vous y rencontrer!

Le doux parfum du printemps

22 mars 2007

Geneviève me pardonnera de surfer à nouveau sur sa vague, mais Fille Aînée en a sorti une à mi-chemin entre les aphorismes et les “Attention, je vous écoute…” de Daniel Rondeau. Ça allait comme suit:

“Quand on a mauvaise haleine, souffler, c’est péter.”

Fallait être là. Ou peut-être pas, finalement.

À oublier au plus vite

20 mars 2007

Soeur indigne — J’ai l’oeil gauche qui saute depuis trois jours.

Moi – Fatigue?

Soeur indigne — Méchantes nuits. Surtout la dernière. Et disons que je ne pouvais pas vraiment compter sur la Belle au bois dormant.

La Belle au bois dormant, alias Beauf’ adoré, qui avait oublié la veille que quatre consommations alcoolisées plus deux Sudafed, ça fait faire dodo longtemps, et ça fait faire dodo n’importe où.

Beauf’ adoré — Heille, sérieux, je fais une grosse sinusite (Soeur indigne lève les yeux au ciel), pis hier, j’ai été avec ton frère au forum. J’avais pas pensé aux Sudafed, j’ai pris trois-quatre bières, pis je me suis endormi en pleine game, Toronto-Montréal, peux-tu t’imaginer? Le monde alentour était comme “AAAHHHHAAAAHHHOUHHH!!!!“, moi, je dormais. (Soeur indigne re-lève les yeux au ciel.) Je me suis réveillé pour les prolongations, ensuite, je me suis rendormi chez ton frère. Je me souviens vaguement de m’être mis au lit chez nous, pis après, ça a été le noir total. (Beauf’ adoré secoue la tête d’un air émerveillé.) To-tal.

Soeur indigne — Le noir total, avec la petite qui hurle pendant quarante minutes aux trois heures.

Beauf’ adoré — Rien entendu. En tout cas, je me sens vraiment tout croche aujourd’hui.

Moi — C’est gentil d’être quand même venu faire un tour.

Soeur indigne — Oh, il n’a pas eu trop le choix. J’avais fait exprès de dire à ma fille qu’on allait jouer avec la tienne. Après ça, plus de retour en arrière possible.

Soeur indigne est diabolique. Je prends des notes.

Beauf’ adoré — En tout cas, essaye pas de me faire boire du vin ou quoi que ce soit aujourd’hui. Pas question. No way.

Moi, l’air innocent — Correct. Je vais partager le reste du Gewurtz d’hier soir avec Soeur indigne.

Beauf’ adoré — Du Gewurtz?

Moi – Ouaipe.

Beauf’ adoré — Bon. Un demi-verre, ça ne me tuera pas.

Soeur indigne — Quoi? Tu vas boire après hier?

Nièce chérie sauve la situation en pointant du doigt sa soeur d’un an, qui, en faisant semblant de rien, dérive dangereusement vers l’escalier.

Nièce chérie — Maman, faudrait mettre la barrière pour ma petite soeur.

Soeur indigne — Ah. Ouais. (Soeur indigne met la barrière et se frotte le visage.) Ostie d’oeil.

Fille Aînée, de ma chambre où elle s’occupe à on ne sait quoi — Maman, “ostie”, est-ce que c’est un mauvais mot?

Moi, appliquant le principe selon lequel la meilleure défense, c’est l’attaque — Chérie, qu’est-ce que tu fais dans la chambre de Papa et Maman, là?

Fille Aînée — Rien!

Beauf’ adoré, dans le but de faire oublier son demi-verre de vin à Soeur indigne, nous tourne le dos au comptoir et, tant qu’à faire, commence à faire cuire le dîner.

Soeur indigne — Faut mettre l’ail, les tomates, et ensuite les crevettes.

Moi, porte-panier réjouie — Y’a mis les crevettes avant les tomates, y’a mis les crevettes avant les tomates!

Soeur indigne — T’AS PAS MIS LES CREVETTES AVANT LES TOMATES?

Soeur indigne et moi sommes la terreur des hommes. Beauf’ pourrait vous en parler longtemps.

Mais Beauf’ adoré est aussi un mâle alpha qui résiste vaillamment à l’émasculation. “Ben, tu m’as dit qu’on mettait un peu n’importe quoi dans la sauce!”

Soeur indigne, aussi une alpha devant l’éternel — N’importe quoi, mais pas n’importe comment!

J’ai quand même un peu pitié.

Moi — Tiens, soeur, un verre de vin. Ferme les yeux, bois, et si le dîner est dégueulasse, on ne lui permettra jamais de l’oublier.

Nièce chérie vient, une fois de plus, au secours de son papa. “Maman, faudrait enlever les billes dans la bouche de ma petite soeur.”

Bébé nièce — Gurgl.

Soeur indigne — Ah. Ouais. (Elle extirpe expertement quatre ou cinq billes de la bouche de Bébé nièce.) Sérieusement, faut que je dorme, là. Mon cerveau arrête de processer.

Moi – Heille, ça me fait penser. Moi, je dors, mais je fais des rêves malades.

Soeur indigne — Genre, tu rêves que tu peux te reposer?

Moi – Non. Je sais pas comment te dire ça, c’est dégueulasse, mais j’ai rêvé que je frenchais George Bush.

Soeur indigne — HEIN??? T’es ben folle!

Beauf’ adoré profite de la confusion pour s’approprier le reste de la bouteille.

Moi – Je pense que c’est mes histoires de livres. Tsé, c’est comme si j’avais peur de devenir populaire, qu’être populaire c’est comme, genre, mauvais.

Soeur indigne — Ben, là! La popularité! T’aurais pu rêver que t’embrassais Brad Pitt! George Bush, mon Dieu.

Moi – Je sais, c’est dégueu.

Fille Aînée, toujours enfermée dans ma chambre — Maman, “George Bush”, est-ce que c’est un mauvais mot?

Moi – Coudonc, toi, veux-tu bien me dire ce que tu fais dans la chambre de Papa et moi?

Fille Aînée — Rien!

Moi – Viens jouer avec ta cousine, elle est venue pour te voir!

Fille Aînée — J’peux pas!

Je décide d’aller voir si ma progéniture n’aurait pas eu la mauvaise idée de fouiller dans notre tiroir aux trésors.

J’ouvre la porte sur une vision de Fille Aînée qui saute sur notre lit, flambette. Pour les lecteurs d’ailleurs, “flambette”, ça signifie completely deshabilled.

Moi – Ben voyons, chérie! Qu’est-ce que tu fais?

Fille Aînée — Je me pratique à danser nue.

J’ai l’impression qu’on vient de me fourrer dix-douze billes dans la bouche. “Gurgl.”

Je referme la porte, doucement. Je prends possession du verre de Beauf’ qui m’apparaît, ma foi, pas mal plus qu’à moitié plein. Je le cale. À Beauf’: “Aurais-tu une couple de Sudafed?”

Beauf’ adoré — Qu’est-ce que t’as?

Moi – Je… J’ai les deux yeux qui sautent sans arrêt. Je pense que c’est une fillusite. Aiguë.

Beauf’ n’avait pas ses Sudafed. Ou peut-être qu’il ne voulait pas partager.

Moi – Heille, champion, je suis sûre que ton dîner va être excellent, mais si tu permets, je passe mon tour.

Parce que moi, si je ne voulais pas craquer, fallait que je me fasse de la soupe.

***

Et où était Père indigne pendant ce temps-là? Il montait une piste de chemin de fer dans le sous-sol, soi-disant pour que les filles puissent s’amuser avec.

Moi – J’ai trouvé ça un peu raide de ta part de m’abandonner juste au moment où Fille joues en bas avec des locomotives, alors que moi, je dois gérer un stress majeur avec une future reine du pole dancing.

Et Père indigne de répliquer: “Moi, au moins, j’ai pas frenché George Bush.”

J’ai alors eu l’impression d’être télétransportée au beau milieu d’un immense désert, dont une nuit noire aurait pris possession à tout jamais. C’était glacial, inhospitalier. Un chameau qui passait par là m’a regardé avec plein de mépris dans ses yeux globuleux, et il m’a dit: “T’aurais vraiment dû te taire au sujet de ton cauchemar, parce que là, Père indigne, t’en as pour des années à ne rien pouvoir lui reprocher.”

Exclusif!

18 mars 2007

Une vraie photo authentique de Père indigne et Jean-Louis au lancement!

Qui plus est, juste pour vous mesdames, j’ai passé ce cliché aux rayons XXX afin de pouvoir découvrir ce que nos protagonistes se disaient dans le creux de l’oreille.

Cliquez, et vous aussi, vous saurez tout…
jlpilancement.jpg

(Photo originale: crocomickey)

***

Mise à jour: De superbes photos du lancement, avec Père indigne totalement dévoilé, et pour vrai, cette fois-ci…


Auteur des Chroniques d'une Mère indigne: Caroline Allard. Tous droits réservés